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Delonghi Dedica : 15 cm de large, et tout le travail pour vous

La Delonghi Dedica EC685 tient sur quinze centimètres de plan de travail et se trouve autour de 140 €. Mais elle ne fait rien toute seule : c'est vous qui dosez, qui tassez, qui faites mousser le lait. Voilà ce que ça implique au quotidien — et au centime près.

TThomas · mis à jour le · 5 références vérifiées le 30 juillet 2026

Les cinq Dedica vendues séparément, et ce qui les distingue

Faites glisser le tableau sur téléphone →
RéférenceFinitionDifférence dans la tasseCe qu'il faut vérifierVoir
1EC685.BKNoirAucuneLa référence la plus suivie, donc la mieux approvisionnée toute l'année
2EC685.MMétal brosséAucuneLa plus visible sur un plan de travail clair, et la plus sensible aux traces de doigtsVoir →
3EC685.WBlancAucuneLes projections de café se voient plus vite : un coup d'éponge de plus par semaineVoir →
4EC685.RRougeAucuneColoris à diffusion irrégulière : vérifier le stock avant de comparer son prixVoir →
5EC685.TBTitane noirAucuneMême fiche technique que les quatre autres, à la teinte près

Notre choix

De'Longhi Dedica Style EC685
Notre choix pour débuter à la main

De'Longhi Dedica Style EC685

Prenez-la si vous voulez apprendre à faire l'espresso vous-même, sur un plan de travail étroit, sans y mettre le prix d'une machine à broyeur. Ne la prenez pas si vous cherchez le bouton unique du matin : elle demande deux minutes et un peu de méthode, tous les jours, sans exception.

  • 15 cm de large : elle passe là où aucune machine à grain n'entre
  • Café moulu ou dosette E.S.E. : deux façons de la nourrir, dont une sans aucun geste technique
  • Réservoir de 1,1 L, de quoi enchaîner une vingtaine d'espressos entre deux remplissages
  • Buse vapeur manuelle : c'est vous qui décidez de la texture du lait, pas un programme
  • Aucun broyeur : il faut du café déjà moulu, ou un moulin séparé à côté
  • Cinq références de couleur pour une seule machine : deux prix ne se comparent qu'à référence identique
Repère de gamme : entree de gamme
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Si la Dedica ne correspond pas à votre matin

De'Longhi Stilosa
Le même principe, en moins cher

De'Longhi Stilosa

Porte-filtre, café moulu ou dosette E.S.E., buse vapeur manuelle : le contrat de la Dedica, avec une chaudière inox et un peu plus d'encombrement.

Repère : entree de gamme
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Krups Virtuoso XP442C11
Pour la vapeur et l'eau chaude

Krups Virtuoso XP442C11

Chauffe en moins d'une minute grâce à son thermoblock, avec une buse cappuccino et une sortie d'eau chaude pour le thé. Réservoir d'un litre.

Repère : entree de gamme
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De'Longhi Magnifica Evo
Pour ne plus rien avoir à faire

De'Longhi Magnifica Evo

Elle moud, dose et tasse à votre place, avec treize finesses de mouture. L'exact opposé de la Dedica, dans un autre budget.

Repère : milieu de gamme
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Une machine à porte-filtre, pas une machine automatique

La Dedica appartient à une famille que les comparatifs mélangent volontiers avec les autres : celle des machines à porte-filtre. Vous versez le café moulu dans un panier métallique, vous le tassez, vous verrouillez le porte-filtre sur la machine, vous lancez. Rien ne se fait tout seul.

Ça paraît anodin et ça change tout. Une machine à broyeur moud, dose, tasse et évacue la galette usagée sans que vous y pensiez. Ici, chacun de ces gestes est le vôtre : comptez trente à quarante secondes de manipulation par café, plus le rinçage du panier derrière.

Ce n'est ni mieux ni moins bien, c'est un autre contrat. Si vous n'êtes pas encore fixé sur la famille qui vous correspond, notre tour d'horizon des machines à café pose les questions dans le bon ordre ; et le rayon des machines automatiques montre exactement l'inverse de la Dedica, pour ceux qui veulent un bouton et rien d'autre.

Le vrai intérêt de ce contrat tient en une phrase : autour de 140 €, aucune machine à grain n'existe. Le porte-filtre reste la seule façon d'obtenir un espresso serré, avec sa crème, sans changer de catégorie de budget.

Faut-il obligatoirement un moulin pour la Dedica ?

Non. Elle accepte le café moulu du commerce et les dosettes E.S.E., ces galettes de 7 grammes emballées une par une. Un moulin améliore nettement le résultat, parce qu'un café moulu perd son parfum en quelques jours — mais il n'a rien d'obligatoire pour démarrer, et il coûte parfois le prix d'une deuxième machine.

Le point à comprendre est ailleurs : un paquet de moulu ouvert vieillit vite. Les arômes s'échappent par le haut du sachet et, au bout d'une à deux semaines, l'espresso devient plat sans que la machine y soit pour quoi que ce soit. C'est la première cause de déception sur ce type d'appareil, très loin devant la qualité de l'appareil lui-même.

La parade ne coûte rien : achetez des paquets de 250 g plutôt que d'un kilo, et refermez-les serrés après chaque usage. Vous perdez un peu sur le prix au kilo, vous gagnez beaucoup dans la tasse.

Les cinq Dedica : une seule machine, cinq étiquettes

EC685.BK, EC685.M, EC685.W, EC685.R, EC685.TB. Cinq références, cinq fiches de vente distinctes, cinq prix qui vivent chacun leur vie — et strictement la même machine dessous. Les lettres finales ne désignent qu'une couleur de carrosserie.

Deux conséquences très concrètes. D'abord, comparer « une Dedica » à « une Dedica » ne veut rien dire tant que vous n'avez pas les références complètes sous les yeux : deux annonces peuvent afficher un écart sérieux pour un simple changement de peinture. Ensuite, un coloris peu diffusé peut rester indisponible plusieurs semaines, pendant que le noir, lui, ne manque presque jamais.

Notre réflexe d'achat : relever les cinq références, prendre la moins chère disponible le jour J, et ne payer aucun supplément pour une teinte. Aucune des cinq ne fait un meilleur café que les quatre autres, et c'est vérifiable sur la fiche technique de chacune.

Ce que votre espresso coûtera vraiment, machine comprise

Les comparatifs s'arrêtent au prix de l'appareil. C'est la moitié de l'histoire : ce qui sort de votre porte-monnaie tous les matins, c'est le café. Et sur une machine à porte-filtre, ce coût se calcule exactement, sans dépendre d'aucune marque.

Une dose d'espresso pèse environ 7 grammes. Un kilo en contient donc à peu près 140. D'où la seule opération à retenir :

Prix du kilo divisé par 140 = prix de votre tasse.

Un café de grande surface autour de 12 € le kilo revient donc à environ 9 centimes. Un café de torréfacteur autour de 25 € le kilo monte à 18 centimes. Une dosette souple se situe entre 8 et 14 centimes l'unité, et une capsule de marque nettement au-dessus de cette fourchette.

Ajoutons maintenant la machine, ce que personne ne prend la peine de faire. À deux cafés par jour pendant trois ans, vous préparerez environ 2 190 tasses. Une Dedica autour de 140 € étalée sur ces 2 190 tasses ajoute donc 6 centimes à chacune d'elles :

Voilà le chiffre qui devrait décider de l'achat : sur trois ans, la Dedica coûte moins cher que le café qu'elle aura préparé. Le débat sur vingt euros d'écart entre deux coloris redevient alors ce qu'il est — un détail.

Au bout de combien de tasses la machine est-elle remboursée ?

Tout dépend de ce que vous buvez aujourd'hui. Face à une capsule de marque, l'écart par tasse est large : quelques centaines de tasses suffisent souvent à couvrir les 140 € de l'appareil. Face à un café filtre préparé à la maison, il n'y a rien à rembourser du tout — vous achetez du goût, pas une économie.

Faites le calcul avec vos propres chiffres, il prend deux minutes :

  1. Comptez le nombre de cafés que votre foyer boit par jour, en semaine comme le week-end.
  2. Multipliez ce chiffre par 365, puis par les années de service que vous visez : voilà votre total de tasses.
  3. Divisez le prix de la machine par ce nombre : vous obtenez la part « appareil » de chaque tasse.
  4. Ajoutez le prix de votre café à la tasse — prix du kilo divisé par 140, ou prix unitaire de votre dosette.
  5. Comparez ce total à ce que vous coûte votre tasse actuelle : l'écart multiplié par le nombre de tasses, c'est votre vraie économie.

15 cm de large : ce que ça change sur un plan de travail

Quinze centimètres, c'est moins qu'une feuille A4 posée à plat. Pour situer la performance : la Melitta Purista et la Melitta Caffeo Solo, parmi les machines à grain les plus étroites du marché, réclament 20 cm chacune. La Dedica entre donc là où aucune machine à broyeur ne passe.

Seules les machines à capsule font mieux : la Nespresso Essenza Mini tient sur 8,3 cm de large, la Pixie sur 11 cm. Mais ni l'une ni l'autre ne vous laisse choisir votre café au kilo, ce qui nous ramène directement au calcul de la section précédente.

Ce n'est pas un argument de fiche technique, c'est un argument de cuisine réelle. Entre le grille-pain et la bouilloire, cinq centimètres décident si l'appareil reste sorti ou finit rangé dans un placard — et une machine rangée est une machine qui ne sert plus.

Comptez malgré tout de la place devant : le porte-filtre se verrouille en pivotant, et il faut pouvoir glisser un pot à lait sous la buse vapeur.

La Dedica fait-elle un vrai cappuccino ?

Oui, mais c'est vous qui le faites. Elle a une buse vapeur manuelle : la machine fournit la vapeur, vous tenez le pot et vous montez la mousse. Comptez quelques essais ratés les premiers jours, puis un geste devenu automatique — et un rinçage de la buse après chaque utilisation, sans exception.

Le mode d'emploi tient en cinq gestes :

  1. Remplissez un pot métallique de lait très froid, au tiers seulement : la mousse va prendre du volume.
  2. Purgez la buse deux secondes dans le vide, le temps d'évacuer l'eau condensée.
  3. Plongez la buse juste sous la surface et ouvrez la vapeur : le bruit de déchirure indique que l'air entre.
  4. Enfoncez la buse un peu plus dès que la mousse monte, et arrêtez quand le pot devient trop chaud pour la main.
  5. Essuyez et purgez la buse dans la foulée : le lait séché à l'intérieur est la panne la plus fréquente sur ce type de machine.

Moulu ou dosette E.S.E. : lequel coûte le moins cher ?

Le moulu, presque toujours. Un kilo à 12 € donne environ 140 tasses à 9 centimes pièce, quand une dosette E.S.E. se paie à l'unité et se situe plutôt dans le haut de la fourchette des 8 à 14 centimes. L'écart annuel reste modeste — quelques dizaines d'euros — mais il penche toujours du même côté.

La dosette garde pourtant deux avantages sérieux. Elle est dosée et tassée d'avance, donc elle supprime le geste qui rate : c'est la solution des invités, du bureau et des matins pressés. Et elle ne s'évente pas, puisque chaque galette est emballée séparément, là où un paquet de moulu ouvert perd son parfum en une à deux semaines.

Notre usage : le moulu au quotidien, une boîte de dosettes en secours dans le placard. Attention à ne pas confondre les formats — le E.S.E. n'a rien à voir avec les dosettes souples des machines à dosette classiques, ni avec les capsules rigides des machines à capsule. C'est un troisième format, plus compact et plus tassé, vendu dans son propre rayon.

Ce qu'on peut ignorer sur cette machine

La couleur présentée comme un modèle. Cinq références, une machine. Si un vendeur explique que la finition titane « tient mieux la chaleur » ou « donne une meilleure crème », il improvise : les fiches techniques des cinq versions sont identiques.

La promesse du café de bar à la maison. Ce qui décide du résultat, c'est la fraîcheur du café et la finesse de la mouture, pas le logo sur la façade. Une Dedica nourrie avec un paquet ouvert depuis trois semaines fera moins bien qu'un appareil deux fois moins cher alimenté en café frais.

Le nombre de tasses déduit du réservoir. 1,1 litre ne signifie pas 1,1 litre de café : la vapeur, le préchauffage et les rinçages en consomment une part. Comptez plutôt une vingtaine d'espressos par plein, et remplissez quand vous y pensez plutôt qu'à la jauge.

L'entretien, le seul vrai facteur de durée de vie

Une machine à porte-filtre chauffe de l'eau et la pousse sous pression à travers une galette de café. Deux choses la tuent : le calcaire dans le circuit, et le café gras qui sèche dans le panier et sur le joint.

Le calcaire est le plus sournois des deux. Il se dépose lentement, fait baisser la température d'extraction et finit par faire forcer la pompe. Le détartrage n'est donc pas un confort : c'est ce qui sépare une machine qui tient trois ans d'une machine qui en tient dix. La fréquence dépend d'abord de la dureté de votre eau — une eau très calcaire demande une opération tous les deux mois environ, une eau douce peut tenir le double.

Le café gras se traite en trente secondes par jour : rincer le panier à l'eau chaude, essuyer le joint du groupe. La différence s'entend dans la tasse au bout d'une semaine, parce qu'un porte-filtre encrassé donne une amertume qu'aucun réglage de mouture ne rattrape.

Quant à la buse vapeur, sa purge après chaque lait règle à elle seule la panne la plus courante de cette catégorie — et c'est la seule qui soit entièrement évitable.

Les questions qu'on nous pose sur la Dedica

Quelle différence entre la Dedica et la Stilosa ?

Les deux sont des De'Longhi à porte-filtre, compatibles café moulu et dosettes E.S.E., avec une buse vapeur manuelle. La Stilosa est le ticket d'entrée de la marque : chaudière en inox, 1 100 W, réservoir d'un litre amovible, et jusqu'à 110 mm de hauteur sous le bec pour glisser un grand verre. La Dedica, elle, joue sur l'encombrement avec ses 15 cm et sur la finition.

Le partage est simple. Plan de travail large et budget serré : la Stilosa fait le même travail. Chaque centimètre compte, ou vous voulez un objet plus soigné à laisser sorti : la Dedica se justifie.

Peut-on utiliser du café en grain avec une Dedica ?

Pas directement : il n'y a pas de broyeur dans la machine. Rien ne vous empêche d'acheter du grain et de le moudre à côté, avec un moulin séparé — c'est même la meilleure façon de tirer quelque chose de cet appareil. Mais la mouture doit être fine et régulière : un moulin à hélices, celui qui hache le grain à toute vitesse, produit une poudre inégale qui passe mal sous pression.

Si l'idée de moudre chaque matin vous rebute, c'est le signe qu'il faut regarder du côté d'une machine qui s'en charge : la Magnifica Evo et ses treize finesses de mouture fait ce travail à votre place, tandis que la Specialista, qui garde le porte-filtre mais intègre le broyeur, supprime le moulin séparé sans supprimer le geste.

La Dedica convient-elle à un bureau ?

À un petit bureau, oui : elle prend peu de place et la tasse y revient à une quinzaine de centimes. À plusieurs, non — chaque café demande de doser, tasser puis rincer, et la file d'attente arrive vite le matin. Au-delà de trois ou quatre buveurs réguliers, une machine automatique évite les tensions.

Le calcul reste malgré tout parlant pour un bureau de deux ou trois personnes : à six cafés par jour, l'appareil est étalé sur bien plus de tasses, et sa part tombe sous les 3 centimes au bout de deux ans.

Notre verdict

La Dedica est une bonne machine à condition d'être honnête sur ce qu'elle réclame : deux minutes, un geste à apprendre, du café frais. En échange, elle sort un espresso serré avec sa crème pour une quinzaine de centimes tout compris, dans quinze centimètres de large.

Ce n'est pas le bon choix si vous voulez appuyer sur un bouton et partir. C'en est un excellent si vous avez envie de comprendre ce qui se passe dans la tasse sans y consacrer le budget d'une machine à broyeur.

Avant de commander, quatre vérifications :

  1. Mesurez la place réelle : 15 cm de large, plus de quoi manœuvrer le porte-filtre devant la machine.
  2. Décidez tout de suite de votre café : moulu du commerce en petits paquets, ou grain plus moulin séparé.
  3. Relevez les cinq références de coloris et prenez la moins chère effectivement disponible le jour de l'achat.
  4. Refaites le calcul de la tasse avec vos chiffres : prix du kilo divisé par 140, plus le prix de la machine divisé par votre nombre de tasses.
💡 Le geste qui change tout dès le premier jour — faites couler une tasse d'eau à vide, sans café, avant le premier espresso de la journée. Un porte-filtre froid vole une partie de la chaleur de l'eau : c'est la cause numéro un d'un café qui sort tiède et acide, bien avant la qualité du café lui-même.

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