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Melitta Latticia : ce que le mousseur automatique change

La Melitta Latticia One Touch, c'est la Purista avec le lait en plus : le même travail sur le bruit, mais une mousse automatique à double émulsion, 250 g de grains au lieu de 125 et 1,5 L d'eau au lieu de 1,2. Ce supplément se juge sur une seule question : combien de boissons lactées buvez-vous par semaine ?

TThomas · mis à jour le · spécifications vérifiées le 30 juillet 2026

Latticia et Purista : les six écarts, du plus décisif au moins

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Ce qui les sépareMelitta LatticiaMelitta PuristaCe que ça change chez vous
1Le laitLatte Perfection, double émulsion, en un seul appuiAucun système à lait sur notre ficheLa seule différence qui se vit tous les matins
2Le bac à grains250 g, soit environ 35 espressos125 g, soit environ 17 espressosUn remplissage sur deux en moins
3Le réservoir d'eau1,5 L1,2 LEnviron 300 ml de plus : un remplissage de moins par semaine
4Le broyeurConique en acier inoxydable, annoncé silencieuxAnnoncé silencieux égalementLes deux jouent la discrétion : ce n'est pas là que ça se décide
5La pré-infusionAnnoncée sur notre ficheNon mentionnéeLe café est humidifié avant l'extraction, pour plus de régularité
6La reconnaissance extérieureAucune à ce jourMeilleur choix UFC-Que Choisir, décembre 2023Un test indépendant vaut mieux qu'un classement de marchand

Notre choix

Melitta Latticia One Touch
Notre choix pour le lactéen discret

Melitta Latticia One Touch

C'est la machine à conseiller à quelqu'un qui boit un cappuccino chaque matin, dans un logement où le bruit compte. Elle garde le travail de Melitta sur le broyeur, ajoute la mousse automatique en un appui, et double la réserve de grains par rapport à la Purista. En échange, elle vous demande un rinçage de lait quotidien.

  • Système Latte Perfection à double émulsion, déclenché d'un seul appui
  • Broyeur conique en acier inoxydable, annoncé silencieux comme sur la Purista
  • 250 g de grains, soit environ 35 espressos par plein : deux fois la Purista
  • 1,5 L d'eau, une réserve confortable pour deux buveurs réguliers
  • Pré-infusion annoncée et mode 1 ou 2 tasses
  • Un circuit de lait à rincer chaque jour et à démonter chaque semaine
  • Plus encombrante que la Purista, qui reste la référence Melitta des cuisines étroites
  • Nous n'avons pas pu vérifier son prix à la source le 30 juillet 2026 : nous n'en annonçons donc aucun
  • Deux références au même nom, F300-100 et F300-101, qui ne diffèrent que par la finition
Repère de gamme : milieu de gamme
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Si la Latticia ne vous convient pas

Melitta Purista F230
Pour le café noir en 20 cm

Melitta Purista F230

Le même travail sur le bruit, 5 finesses de mouture et une largeur de 20 cm, sans aucun circuit de lait à entretenir. Élue meilleur choix par UFC-Que Choisir en décembre 2023.

Repère : milieu de gamme
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Philips Serie 5400 LatteGo
Pour le circuit de lait le plus simple

Philips Serie 5400 LatteGo

Système LatteGo en deux pièces, sans aucun tuyau, qui passent au lave-vaisselle. Douze spécialités et quatre profils utilisateur mémorisables.

Repère : milieu de gamme
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Siemens EQ.700
Pour ne plus laver de pot à lait

Siemens EQ.700

Un tuyau plongé directement dans la brique de lait, qu'on referme et qu'on remet au frais. Écran de 5 pouces, 20 recettes et extraction à froid.

Repère : haut de gamme
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Latte Perfection : ce que « double émulsion » veut dire

Melitta appelle son système de lait Latte Perfection et met en avant une double émulsion. Derrière le nom commercial, il y a une idée simple : le lait est travaillé en deux temps plutôt qu'un seul, pour obtenir une mousse plus fine et plus tenue qu'un simple jet de vapeur.

Ce qui est vérifiable sur la fiche, c'est le fonctionnement One Touch : vous appuyez, la machine aspire le lait, le fait mousser et le verse dans la tasse. Vous ne tenez rien, vous ne surveillez rien. C'est exactement ce que la Melitta Purista ne propose pas : sur la fiche de la Purista, aucun système à lait n'est mentionné.

Ce qui n'est pas vérifiable, c'est la qualité de la mousse comparée à celle d'un concurrent. Aucun fabricant ne publie de mesure, et nous n'inventerons pas de note. Ce que nous pouvons faire, en revanche, c'est comparer ce que chaque système vous demande de laver — c'est le vrai critère de choix entre deux machines à lait, détaillé sur notre page des machines à cappuccino.

Le reste de la fiche est classique et solide : 1 450 W, 1,5 L d'eau, 250 g de grains, une pré-infusion et un mode 1 ou 2 tasses.

Latticia ou Purista : laquelle prendre ?

Regardez combien de cappuccinos, lattes ou macchiatos passent chez vous en sept jours. Au-dessus de quatre, la Latticia se justifie tous les jours. En dessous, la Purista fait le même café, tient dans 20 cm, ne demande aucun entretien de circuit de lait, et porte une distinction indépendante que la Latticia n'a pas.

C'est vraiment la seule question à trancher. Les deux machines partagent la marque, le travail sur le bruit du broyeur et la même philosophie. Tout le reste — 300 ml d'eau, 125 g de grains — sont des différences de confort, pas de nature.

Le mousseur automatique ne supprime pas le travail, il le déplace

C'est le point que les fiches produit passent sous silence, et il change la façon de voir l'achat. Une machine à mousse automatique vous fait gagner la préparation et vous coûte le nettoyage.

À la buse vapeur, vous versez le lait dans un pot, vous faites mousser, vous versez, puis vous purgez et essuyez la buse. Une minute et demie, tous les jours, mais rien ne reste dans la machine.

En One Touch, l'appui suffit et vous récupérez ces gestes — sauf que du lait a circulé dans un conduit. Ce conduit doit être rincé après la dernière boisson, faute de quoi le lait sèche à l'intérieur. C'est la première cause de mauvaise odeur sur une machine à lait, très loin devant le calcaire.

Voici le rythme réel à prévoir, sur cette machine comme sur toutes celles de sa catégorie :

  1. Après la dernière boisson lactée — lancer le rinçage du circuit et remettre le lait au frais. Une trentaine de secondes.
  2. Chaque jour — passer les pièces amovibles du système de lait sous l'eau chaude. Deux minutes environ.
  3. Chaque semaine — démonter le circuit et le laver sérieusement. Cinq minutes.
  4. Tous les deux à trois jours — vider le bac à marc et le tiroir d'égouttage, qui se remplissent plus vite qu'on ne croit avec un bac à grains de 250 g.
  5. Tous les deux à trois mois — détartrer, selon la dureté de votre eau. C'est le geste qui décide de la durée de vie de la machine.

Ce que votre café coûtera vraiment, lait compris

C'est le calcul qui manque à tous les avis sur cette machine, et il est facile à refaire chez vous. Un espresso demande environ 7 g de café : un paquet d'un kilo en donne donc autour de 140. D'où la règle :

Prix du kilo ÷ 140 = prix de votre dose de café.

Un grain de supermarché à 12 € le kilo revient à 9 centimes. Un grain de torréfacteur à 25 € le kilo monte à 18 centimes. Sur deux boissons par jour pendant trois ans — environ 2 190 tasses — la part café représente donc entre 197 € et 394 €.

Sauf que sur cette machine, vous ne buvez pas que du café. Un cappuccino, c'est aussi du lait, et le lait n'est pas gratuit : comptez environ 100 ml par boisson, soit dix cappuccinos par litre. Avec un litre à 1 €, cela ajoute 10 centimes à chaque tasse — autant que le café lui-même. Le détail de ce calcul, avec les cas du lait entier et des boissons végétales, est développé sur notre page consacrée au cappuccino maison.

Ce que ce chiffre change dans votre décision : sur une machine à lait, monter en gamme sur le café coûte proportionnellement moins cher que sur une machine à espresso pur. Passer de 9 à 18 centimes double le prix d'un espresso, mais n'augmente un cappuccino que de moitié. Si vous avez toujours hésité à essayer un torréfacteur, c'est la machine qui rend l'expérience la moins chère.

Un cappuccino revient-il plus cher qu'un espresso ?

Oui, d'environ 10 centimes — le prix des 100 ml de lait. Sur deux boissons par jour pendant trois ans, cela représente à peu près 219 litres de lait, soit une brique d'un litre tous les cinq jours. Ce n'est pas rien dans un caddie, et personne ne le compte avant d'acheter la machine.

À l'inverse, un cappuccino demande la même dose de café qu'un espresso : la machine ne consomme pas plus de grain parce que vous appuyez sur un autre bouton. C'est bien le lait, et lui seul, qui fait la différence de prix.

250 g de grains et 1,5 L d'eau : le rythme réel de la machine

Ces deux chiffres décident de votre quotidien bien plus que le nombre de boissons annoncé. Traduisons-les.

Le bac de 250 g représente environ 35 espressos, à raison de 7 g par tasse. Deux tasses quotidiennes vous laissent donc dix-sept jours de tranquillité ; quatre tasses ramènent le geste à une fois par semaine. Un paquet d'un kilo se répartit donc en quatre pleins.

Le réservoir de 1,5 L se situe au-dessus de la Purista et de la Caffeo Solo, qui s'arrête à 1,2 L, en dessous des grandes réserves comme les 2 L de la Beko CaffeExperto ou les 1,9 L des Jura E6 et S8. Comptez une semaine d'autonomie pour deux buveurs, rinçages compris.

Un mot sur le grain, puisque le bac est généreux : ne le remplissez pas à ras bord si vous buvez peu. Le café en grain s'oxyde à l'air, et un bac plein utilisé lentement finit par donner des tasses plates. Le bon geste est de verser l'équivalent d'une dizaine de jours, pas plus — c'est ce qui garantit que la dernière tasse d'un plein vaut la première.

La pré-infusion : le seul mot technique qui compte ici

Sur une fiche remplie de noms commerciaux, la pré-infusion est le seul terme qui décrit une vraie étape mécanique. Elle mérite qu'on s'y arrête, parce qu'elle explique une bonne part de la régularité d'une machine à grain.

Le principe : au lieu d'envoyer immédiatement l'eau sous pleine pression sur la galette de café, la machine l'humidifie d'abord, marque une pause d'une à deux secondes, puis lance l'extraction. Le café gonfle, se répartit uniformément, et l'eau ne se fraie plus de passage préférentiel à travers la galette.

Le résultat concret est simple : deux tasses préparées à cinq minutes d'intervalle se ressemblent davantage. Sans pré-infusion, l'eau trouve parfois un chemin plus facile d'un côté de la galette, et la tasse sort plus claire ou plus amère sans raison apparente.

Ce n'est pas une fonction spectaculaire, et aucun vendeur n'en fera un argument de vitrine. C'est pourtant plus utile au quotidien qu'un écran couleur ou qu'un compteur de recettes — et c'est le genre de détail qui distingue une machine construite pour le café d'une machine construite pour la fiche produit.

Broyeur conique en acier : ce que ça dit, ce que ça ne dit pas

La fiche annonce un broyeur conique en acier inoxydable, présenté comme silencieux. Deux informations distinctes se cachent derrière cette phrase.

La forme. Un broyeur conique écrase le grain entre deux surfaces en forme de cône, à vitesse relativement lente. C'est le type de meules le plus répandu sur les machines domestiques, et il tourne moins vite qu'une meule plate — ce qui contribue à limiter le bruit et l'échauffement du grain.

Le silence. Là, prudence. Melitta l'annonce, nous le rapportons, mais nous ne publions aucune mesure en décibels que nous n'aurions pas relevée nous-mêmes. Notre position sur ce sujet est constante et détaillée sur notre page des machines à café silencieuses : un chiffre de bruit sans protocole ne vaut rien.

Ce qu'on peut dire honnêtement : le bruit d'une machine à grain ne dure que les quelques secondes du broyage, et la Latticia ajoute à cela le cycle du lait. C'est vrai de toutes les machines à préparation automatique, dont nous comparons les cycles sur notre page des machines à café automatiques. Si votre contrainte est de ne réveiller personne, sachez que la préparation d'un cappuccino automatique est un peu plus longue et un peu plus sonore que celle d'un espresso simple.

Ce qu'on peut ignorer sur la Latticia

Les 1 450 W. Ce chiffre revient sur la Purista, la Krups Sensation, la Jura E6, la Jura S8 et le Jura Z10 — des machines qui n'ont ni le même prix ni le même usage. Il indique la vitesse de chauffe de l'eau, rien de plus.

Le nom « Latte Perfection ». Comme tous les noms de systèmes de lait, il décrit une intention commerciale. Le seul critère comparable d'une marque à l'autre reste le nombre de pièces à laver : sur ce terrain, le LatteGo de la Philips 5400 tient en deux pièces, ce que Melitta n'annonce pas.

La finition F300-100 ou F300-101. Noir mat ou argent : c'est la même machine. Prenez la moins chère du jour, sans y voir un niveau de gamme.

Le mot « One Touch » seul. Il désigne le fait de préparer une boisson d'un appui, ce que font toutes les machines à mousse automatique. Il ne dit rien du nombre de recettes ni de la qualité de la mousse.

Les questions qu'on nous pose sur la Latticia

F300-100 ou F300-101 : y a-t-il une vraie différence ?

Non. Ces deux suffixes désignent la finition — noir mat pour la première, argent pour la seconde. Le broyeur, le circuit de lait, les contenances et l'électronique sont identiques.

Choisissez donc sur deux choses uniquement : le coloris qui vous plaît et le tarif affiché ce jour-là. Un conseil quand même : recopiez le suffixe complet dans le moteur de recherche du marchand. C'est ainsi qu'on évite de commander une génération plus ancienne remise en rayon sous le même nom de famille.

Peut-on faire un bon café noir sur une machine à lait ?

Oui, sans réserve. Le circuit de lait est un module séparé : quand vous préparez un espresso, il ne s'active pas et n'entre pas en contact avec le café. L'extraction se fait avec le même broyeur, la même pré-infusion et le même groupe que sur une machine sans lait.

Une nuance d'entretien, en revanche : si vous ne buvez du lacté qu'une fois par semaine, le circuit de lait reste à rincer chaque fois que vous l'utilisez, et à contrôler entre deux usages. Une machine à lait dont on se sert rarement demande plus d'attention qu'une machine à lait utilisée tous les jours — c'est contre-intuitif, mais c'est le lait oublié dans un conduit qui pose problème, pas le lait qui circule.

Combien de temps le lait peut-il rester dans le bac ?

La règle de bon sens vaut mieux que n'importe quelle promesse marketing : le lait ne dort pas dans la machine. Il retourne au réfrigérateur après le service, et le circuit est rincé dans la foulée.

Un lait laissé à température ambiante dans un bac pendant une matinée n'est plus une question de goût mais d'hygiène. Le geste ne prend que quelques secondes et il conditionne la propreté du conduit — donc, à terme, la qualité de la mousse. C'est le premier réflexe à installer dès la première semaine d'utilisation.

La Latticia convient-elle à un bureau ?

Pour une petite équipe, oui : ses 1,5 L d'eau et ses 250 g de grains offrent environ trois jours d'autonomie à quatre ou cinq buveurs, et sa préparation automatique évite les files d'attente devant une buse vapeur. Le broyeur travaillé pour le bruit est un argument réel dans un espace partagé.

Au-delà de dix personnes, le calcul change : il faut viser le débit et la robustesse plutôt que le confort, sujet que nous traitons sur notre page dédiée aux machines à café de bureau. Et une règle de vie commune s'impose dans tous les cas : le rinçage du circuit se fait avant de partir le soir, jamais le lendemain matin.

Notre verdict

La Latticia est une machine cohérente : elle prend la recette Melitta — un broyeur travaillé pour le bruit, des réglages sobres, aucun gadget — et lui ajoute la seule chose qui manquait à la Purista, la mousse automatique. Elle double au passage la réserve de grains et gagne 300 ml d'eau.

Notre conseil tient en une phrase : si vous buvez une boisson lactée presque tous les matins, c'est la Melitta à prendre ; si vous buvez votre café noir, la Purista fait le même café, prend moins de place et ne vous demande aucun entretien de circuit de lait.

Trois vérifications avant de vous décider :

  1. Notez pendant sept jours chaque boisson au lait préparée à la maison. Sous quatre par semaine, le circuit de lait vous prendra plus de temps qu'il ne vous en fera gagner.
  2. Mesurez l'emplacement prévu : la Purista tient dans 20 cm de large, la Latticia demande davantage de place et un accès au réservoir.
  3. Vérifiez que vous êtes prêt à rincer le circuit chaque soir. C'est trente secondes par jour, et c'est ce qui sépare une machine à lait propre d'une machine à odeur.
💡 Le calcul à faire avant de payer pour la mousse — multipliez vos boissons lactées hebdomadaires par 52, puis par 30 secondes de rinçage quotidien. Si le total vous paraît supportable, la Latticia est le bon choix. Sinon, gardez la Purista et achetez un mousseur à lait séparé : il se lave en dix secondes sous le robinet et se range dans un tiroir.

Distinctions et sources indépendantes

Ce qui suit ne vient pas de nous : ce sont des distinctions décernées par des organismes indépendants, avec leur date de relevé. Le reste des caractéristiques de cette page provient des fiches marchandes des produits cités.

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