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Nespresso Citiz : le même appareil vendu sous trois marques

La Citiz se vend sous trois marques différentes — De'Longhi, Krups et Magimix — pour un seul et même appareil. Trois cartons, trois prix, trois états de stock, et un café rigoureusement identique. Nous démêlons d'abord ce piège, puis nous faisons le calcul qui décidera vraiment de tout : ce que votre tasse vous coûtera, matin après matin, pendant trois ans.

TThomas · mis à jour le · 3 fabricants vérifiés le 30 juillet 2026

Les trois Citiz du marché, et ce qui les sépare vraiment

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FabricantRéférenceCe qui change réellementCe qui ne change pas
1De'LonghiN167.BLe nom sur le carton, le prix du jour, le stock19 bars, Espresso 40 ml, Lungo 110 ml
2KrupsYY4118FDLe réseau de vente et le service après-venteLes deux boutons programmables, l'arrêt automatique
3MagimixRéférence propre au fabricantLe circuit de distribution, souvent hors grandes surfacesLe système de capsules Nespresso Original
4Les troisRien dans la tasseLe café, décidé par la capsule et non par la machine

Notre choix

Nespresso Citiz
La plus réglable des petites Nespresso

Nespresso Citiz

C'est la machine à capsule que nous conseillerions à quelqu'un qui veut un café régulier en trente secondes, sans rien apprendre, mais qui tient à retrouver exactement le même niveau dans sa tasse tous les matins. Ses deux boutons programmables sont son vrai argument face à ses petites sœurs. En échange, elle demande d'accepter une chose : le prix de votre café ne dépendra plus de vous, mais du prix de la capsule.

  • Deux volumes programmables : vous réglez la tasse une fois, elle ne bouge plus
  • 19 bars et arrêt automatique : rien à surveiller, rien à couper
  • Aucun apprentissage — ni mouture, ni dose, ni tassage
  • Trois fabricants en concurrence sur le même appareil : la comparaison joue en votre faveur si vous savez la faire
  • Très peu de pièces d'usure : ni broyeur, ni groupe d'infusion, ni circuit de lait
  • Trois marques pour une seule machine : impossible de comparer deux annonces sans se tromper d'appareil
  • Système fermé : le prix de la tasse est fixé par la capsule, pas par vous
  • « Programmable » ne concerne que le volume d'eau, jamais la dose de café
  • Nous n'avons pas pu vérifier son prix à la source le 30 juillet 2026 : nous n'en annonçons donc aucun
Repère de gamme : entree de gamme
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Si la Citiz ne vous convient pas

Nespresso Essenza Mini
Pour gagner de la place

Nespresso Essenza Mini

8,3 cm de large : la plus petite machine de notre catalogue. Même système de capsules, même pression de 19 bars, mêmes deux tailles de tasse — mais deux fois moins de plan de travail occupé.

Repère : entree de gamme
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Nespresso Pixie
Pour s'occuper de moins de choses

Nespresso Pixie

11 cm de large, chauffe par thermoblock et système de détartrage automatique. La même tasse que la Citiz, avec un entretien mieux rythmé et une chauffe qui ne fait pas attendre.

Repère : entree de gamme
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Philips L'OR Barista
Pour sortir du système fermé

Philips L'OR Barista

Machine à capsule compatible avec dix-neuf marques différentes, avec reconnaissance automatique de la taille de capsule et six volumes possibles. Une autre façon d'aborder la capsule.

Repère : entree de gamme
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Trois marques sur le carton, une seule machine dans la cuisine

C'est la première chose à savoir, et aucune fiche produit ne vous la dira franchement : la Nespresso Citiz n'est pas fabriquée par Nespresso. Nespresso est un système de capsules, pas un constructeur d'appareils. La marque confie la fabrication à des partenaires, et trois d'entre eux vendent la Citiz sous leur propre nom : De'Longhi (référence N167.B), Krups (référence YY4118FD) et Magimix.

Ce ne sont pas trois versions. Ce ne sont même pas trois coloris d'une même version. C'est le même appareil, avec les mêmes caractéristiques vérifiées : 19 bars de pression, deux tailles de tasse programmables — Espresso 40 ml et Lungo 110 ml — et un arrêt automatique. Le café qui tombe dans la tasse est identique, parce que ce n'est pas la machine qui le décide : c'est la capsule, dosée, moulue, tassée et scellée en usine.

La conséquence est très concrète au moment d'acheter. Trois fabricants, cela veut dire trois fiches produit, trois réseaux de distribution, trois politiques de promotion et trois états de stock qui n'ont aucune raison d'évoluer ensemble. Deux annonces peuvent afficher un écart de plusieurs dizaines d'euros pour un appareil rigoureusement identique. Vous ne payez pas une meilleure machine : vous payez le carton qui se vend le mieux — ou le moins bien — ce mois-ci.

Avant d'aller plus loin, deux lectures qui vous éviteront de vous tromper de famille entière : notre page sur les machines à capsule explique ce qu'un système fermé implique réellement sur la durée, et le comparatif des machines à café confronte les quatre grandes familles sur le seul critère qui vous suivra pendant des années : le prix de la tasse.

Enfin, sachez que le même piège se répète sur les deux autres petites Nespresso de notre catalogue. La Pixie et l'Essenza Mini se vendent elles aussi sous plusieurs marques. Retenez le principe une fois, il vous servira pour toute la gamme.

Faut-il payer plus cher pour une marque plutôt qu'une autre ?

Non. Le fabricant ne change ni la pression, ni les volumes, ni le café. Il change deux choses seulement : le service après-vente et la facilité à trouver des pièces. Si les trois annonces sont au même prix, prenez celle dont le vendeur vous inspire le plus confiance. Sinon, prenez simplement la moins chère réellement en stock.

Reste à comparer trois annonces qui parlent du même appareil sans jamais le dire. Voici la méthode que nous appliquons nous-mêmes, dans cet ordre :

  1. Relevez la référence complète de l'annonce — N167.B chez De'Longhi, YY4118FD chez Krups. Le mot « Citiz » seul ne désigne rien de comparable.
  2. Vérifiez les trois valeurs qui identifient la machine : 19 bars, Espresso 40 ml, Lungo 110 ml. Une annonce qui donne autre chose parle d'un autre appareil.
  3. Ouvrez les trois fiches côte à côte et notez le prix de la machine seule, sans pack de capsules ni bon d'achat.
  4. Écartez toute offre « machine + capsules offertes » tant que vous n'avez pas séparé les deux montants : un lot rend la comparaison impossible.
  5. Vérifiez la disponibilité avant le prix. Une référence en rupture reste affichée, souvent plus chère, et vous fait attendre des semaines pour rien.

Espresso 40 ml, Lungo 110 ml : ce que le bouton change vraiment

La Citiz propose deux boutons, et les deux sont programmables : vous enregistrez le volume qui vous convient, et vous le retrouvez ensuite d'une simple pression. C'est un confort réel, et c'est ce qui la distingue de ses petites sœurs. Encore faut-il comprendre ce que ce réglage déplace, et surtout ce qu'il ne déplace pas.

Ce que le bouton change : la quantité d'eau qui traverse la capsule. Rien d'autre.

Ce que le bouton ne change pas : la quantité de café. Elle a été fixée à l'usine, au gramme près, au moment du remplissage de la capsule. Un Espresso de 40 ml et un Lungo de 110 ml partent donc exactement de la même dose de café moulu.

Traduction dans la tasse : passer d'Espresso à Lungo ne rend pas votre café plus fort et ne vous donne pas plus de café — cela le rend plus dilué. Vous obtenez presque trois fois plus de liquide avec la même matière première. C'est mécaniquement pour cette raison qu'un Lungo paraît plus léger : il l'est.

Beaucoup de gens en tirent la conclusion inverse et changent de capsule pour « corser » leur café allongé, alors qu'il suffit de réduire le volume programmé. Et ce détail a une conséquence économique que personne ne calcule jamais.

Le prix du litre de café : le calcul que personne ne fait

Une capsule coûte le même prix qu'elle serve à tirer 40 ml ou 110 ml. Le prix de la tasse ne bouge donc pas d'un centime selon le bouton. Mais le prix du litre, lui, change du tout au tout — et c'est cette échelle-là qui permet de comparer honnêtement une capsule à du café en grain.

Prenons une capsule à 40 centimes pour l'exemple. Remplacez ce nombre par le vôtre : le raisonnement ne change pas.

Autrement dit : sur la même machine, avec la même capsule, votre café coûte entre 3,64 € et 10 € le litre selon le bouton que vous pressez. Et le grain de supermarché, lui, reste sous 2,50 € le litre quoi qu'il arrive.

Ce n'est pas un réquisitoire contre la capsule, c'est un repère utile. Si vous buvez surtout des Lungo, votre café vous coûte structurellement moins cher au litre que celui du voisin qui ne boit que des Espresso, avec le même appareil et les mêmes boîtes. Peu de gens s'en doutent, et c'est pourtant la seule façon de comparer deux systèmes qui ne servent pas les mêmes volumes.

Ce que votre café vous coûtera vraiment sur trois ans

Le prix d'achat d'une machine à capsule se paie une fois. Les capsules, elles, se paient tous les matins — et c'est ce total-là qui décide sur la durée, pas le ticket de caisse du premier jour.

La base de calcul est simple et vous pouvez la refaire chez vous : deux cafés par jour pendant trois ans, cela fait environ 2 190 tasses. Voilà ce que représentent ces 2 190 tasses selon ce que vous mettez dedans :

Refaites la dernière ligne avec le prix réel de votre boîte. C'est le seul chiffre de tout ce comparatif que vous pouvez vérifier vous-même en trente secondes, et c'est de loin le plus important.

L'écart entre la première et la dernière ligne dépasse 780 € sur trois ans. C'est plus que le prix de beaucoup de machines à grain de notre catalogue. Cela ne veut pas dire que la capsule est un mauvais calcul : elle achète du temps, de la régularité et une cuisine propre, et ces trois choses ont une valeur réelle qu'on aurait tort de mépriser. Cela veut dire que le prix affiché de la machine ne décide presque de rien, et que le prix de la capsule décide de presque tout.

Une précision pour les foyers à forte consommation : le calcul ci-dessus porte sur deux cafés par jour. À quatre cafés par jour, tous les totaux doublent, et l'écart de 780 € devient 1 560 € sur la même période. À un seul café par jour, il retombe sous 400 € et la machine reprend du poids dans l'équation. C'est votre consommation, pas votre budget d'achat, qui devrait décider du système.

Comment programmer vos deux boutons une fois pour toutes

Les volumes d'origine ne correspondent presque jamais à votre tasse à vous. Cinq minutes de réglage le premier jour, et vous n'y touchez plus jamais. Le principe est identique sur les trois marques, puisque c'est le même appareil.

  1. Placez votre tasse habituelle sous la sortie — pas une tasse de démonstration : c'est elle qui sert de mesure.
  2. Insérez une capsule et maintenez le bouton que vous voulez régler pendant l'écoulement.
  3. Relâchez exactement au niveau qui vous convient : ce volume devient le nouveau réglage du bouton.
  4. Refaites l'opération sur le second bouton avec votre grand mug, pour couvrir vos deux usages sans jamais rien retoucher.
  5. Gardez en tête que le Lungo dilue et ne renforce pas : si votre café vous paraît faible, réduisez le volume avant de changer de boîte.

Une machine à capsule vieillit-elle ? Ce qui casse et ce qui tient

Sur un appareil aussi simple, il n'y a pas trente-six pièces d'usure. Il y en a trois, et elles sont les mêmes chez les trois fabricants.

La pompe. C'est elle qui monte à 19 bars, plusieurs fois par jour, pendant des années. C'est la pièce qui décide de la durée de vie de l'appareil, et c'est le calcaire qui la tue. Sur une eau dure jamais traitée, le débit baisse, puis la pression, et le café sort tiède bien avant de ne plus sortir du tout.

Le circuit d'eau. Les mêmes dépôts s'y installent, réduisent le passage et font chuter la température d'extraction. C'est souvent le premier symptôme perceptible, et on l'attribue à tort à la capsule ou à la boîte qu'on vient d'ouvrir.

Le mécanisme de perçage. Il perce et éjecte des milliers de capsules — près de 2 200 en trois ans à deux cafés par jour. Un bac plein qu'on laisse traîner, une capsule mal éjectée, et le mécanisme force. C'est la panne la plus bête, et la plus évitable de toutes.

La conclusion pratique tient en une phrase : sur une machine à capsule, le détartrage n'est pas de l'entretien de confort, c'est de la survie. Notre guide du détartrage détaille les gestes dans l'ordre, et notre page consacrée aux pannes de machine à café reprend les symptômes tels qu'ils apparaissent, du café tiède à l'arrêt complet.

Ce qu'on peut ignorer sur cette machine

Les 19 bars. C'est la pression maximale que la pompe peut produire, pas celle qui traverse votre café. Sur une machine à capsule, vous ne pouvez de toute façon rien en faire : la dose, la mouture et le tassage ont été décidés en usine. La preuve par notre propre catalogue : les machines à capsule que nous suivons affichent indifféremment 15 ou 19 bars, au même niveau de gamme et pour un résultat comparable. Ce nombre décrit une pompe, pas un café.

Le nom du fabricant. De'Longhi, Krups ou Magimix : trois logos, un appareil. Si un vendeur vous explique qu'une marque « extrait mieux », il improvise. La seule chose qui peut légitimement vous faire préférer l'un des trois, c'est son service après-vente et la disponibilité des pièces détachées.

Le mot « programmable ». Il laisse croire qu'on règle son café. On règle un volume d'eau, ce qui n'est pas du tout la même chose, puisque la dose de café reste scellée dans la capsule. C'est utile au quotidien, mais cela ne fait pas de la Citiz une machine réglable au sens où l'est une machine à grain.

Le pack de capsules offert. Il rend la comparaison des prix impossible et il vous engage sur le système, pas sur la machine. Séparez toujours les deux montants avant de décider : prix de l'appareil d'un côté, prix de la capsule à l'unité de l'autre.

Les questions qu'on nous pose sur la Citiz

La Citiz fait-elle un meilleur café que la Pixie ou l'Essenza Mini ?

Non, et ce n'est pas un reproche : les trois partagent le même système de capsules et la même pression de 19 bars, donc la même tasse. Ce qui les sépare tient à l'encombrement et aux petits services rendus. L'Essenza Mini mesure 8,3 cm de large, la Pixie 11 cm et ajoute un système de détartrage automatique. La Citiz, elle, mise sur ses deux boutons programmables. Choisissez sur la place disponible, sur l'entretien et sur le prix du jour — pas sur une qualité de café qui serait différente, parce qu'elle ne l'est pas.

Peut-on utiliser autre chose que des capsules de la marque ?

C'est possible, et nous avons deux pages entières sur le sujet parce que la réponse dépend de ce que vous cherchez. Si votre objectif est de faire baisser le prix de la tasse en gardant la machine, la capsule rechargeable se remplit avec votre propre café moulu : nous y calculons à partir de combien de tasses elle devient rentable, et surtout ce qu'elle coûte en minutes chaque matin. Si votre objectif est plutôt de réduire les déchets, notre page sur les capsules réutilisables compare les usages. Une règle dans les deux cas : nous ne publions jamais une compatibilité que nous n'avons pas lue sur une fiche fabricant.

Combien de temps garde-t-on une machine comme celle-ci ?

Plus longtemps qu'on ne l'imagine, à une condition : le détartrage. Une machine à capsule n'a ni broyeur, ni groupe d'infusion à sortir, ni circuit de lait à rincer — trois sources de panne en moins qu'une machine à grain. Ce qui l'use, c'est le calcaire, et lui seul. Regardez donc moins la marque imprimée sur le carton que la dureté de votre eau : c'est elle qui écrira la fin de l'histoire, et elle se lit sur votre facture d'eau ou sur le site de votre commune.

Notre verdict

La Citiz est une bonne machine à capsule, simple, durable et bien réglable pour sa catégorie. Son vrai problème n'est pas technique, il est commercial : trois fabricants vendent le même appareil, et rien dans le nom « Citiz » ne vous aide à savoir si le prix que vous avez sous les yeux est bon ou mauvais.

Notre conseil tient en une phrase : prenez la moins chère des trois annonces réellement en stock, programmez vos deux boutons le premier jour, et consacrez l'énergie que vous auriez mise à choisir la marque au seul chiffre qui compte vraiment — le prix de votre capsule.

Si vous ne deviez retenir qu'une idée de cette page : sur une machine à capsule, le prix affiché en rayon n'est pas le prix de votre café. C'est le premier versement.

Quatre vérifications avant de commander :

  1. Comparez les trois fiches (De'Longhi N167.B, Krups YY4118FD, Magimix) sur le prix de la machine seule, capsules exclues.
  2. Divisez le prix de votre boîte de capsules par le nombre de capsules, puis multipliez par 2 190 : vous obtenez votre budget café de trois ans.
  3. Comparez ce total aux 197 € que coûtent les mêmes 2 190 tasses en grain de supermarché. Si l'écart vous surprend, c'est que le calcul valait la peine d'être fait.
  4. Renseignez la dureté de votre eau et calez la fréquence de vos détartrages dessus : c'est cela qui décidera de la durée de vie de la machine, pas la marque sur le carton.
💡 Le réflexe avant de commander — ouvrez les trois fiches (De'Longhi, Krups, Magimix) côte à côte et comparez le prix de la machine seule, capsules exclues. Un écart de plusieurs dizaines d'euros entre deux marques ne traduit jamais une différence d'appareil : il traduit un stock.

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