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Siemens EQ700 : la machine qui boit dans la brique de lait

La Siemens EQ.700 aspire le lait par un tuyau plongé dans votre brique, au lieu de le puiser dans un pot à remplir et à laver. C'est son idée centrale, et c'est la seule qui se sentira tous les matins pendant dix ans. Nous avons chiffré ce qu'elle vous évite réellement — et ce qu'elle ne vous évite pas.

TThomas · mis à jour le · fiches produit relevées le 30 juillet 2026

Où va le lait sur les machines automatiques du comptoir

Faites glisser le tableau sur téléphone →
MachineOù le lait est stockéCe qu'il faut laverL'argument vérifiéLe point à surveillerVoir
1Siemens EQ.700Dans sa brique d'origineLe tuyau, rien d'autre20 recettes, jusqu'à 34 avec coffeeWorld ; écran tactile 5 pouces6 finesses de mouture seulementVoir →
2Philips Série 5400 LatteGoDans un réservoir en 2 pièces2 pièces, aucun tuyau12 spécialités, 4 profils utilisateur, broyeur céramiqueLe réservoir se remplit à chaque foisVoir →
3Jura S8Dans un pot relié par tuyauLe pot et le tuyauSuivi d'entretien automatique et pilotage par applicationÉcran 4,3 pouces, plus petitVoir →
4Melitta Latticia One TouchDans un pot relié à la machineLe pot et le circuitBroyeur conique acier silencieux, double émulsion1,5 L d'eau, 250 g de grains à gérerVoir →
5Saeco XelsisDans une carafe dédiéeLa carafe et le circuit22 spécialités, 8 profils utilisateur, Wi-FiÉcran 5 pouces, mais une carafe de plus au frigoVoir →
6De'Longhi Magnifica EvoDans une carafe LatteCremaLa carafe et son couvercle13 finesses de mouture, panneau soft touchSeules 3 des 7 versions font le lait toutes seulesVoir →

Notre choix

Siemens EQ.700
Notre choix pour les boissons lactées quotidiennes

Siemens EQ.700

C'est la machine à prendre si vous buvez du lacté tous les jours et que la corvée du pot à lait est ce qui vous a fait renoncer jusqu'ici. Le tuyau descend dans la brique, la machine prend ce dont elle a besoin, vous remettez la brique au frigo. Tout le reste — l'écran de 5 pouces, les 34 recettes, la connexion à l'application — est du confort qui ne décidera pas de votre matin.

  • Le lait reste dans sa brique : aucun récipient à remplir, aucun fond à jeter
  • 20 recettes en série, jusqu'à 34 en ouvrant coffeeWorld : le catalogue le plus large de notre sélection
  • Écran tactile iSelect de 5 pouces, à égalité avec le plus grand du comptoir
  • Trois niveaux de température, un réglage rarement proposé et vraiment utile
  • Extraction Cold Brew et Slow Brew intégrées, sans accessoire à acheter
  • 6 finesses de mouture seulement, sur une machine de ce niveau de gamme
  • Le tuyau se rince quand même : « pas de pot à laver » ne veut pas dire « aucun entretien »
  • Quatre références proches (TQ705R03, TQ715R03, TP715R01, TP715E17) au positionnement peu lisible
  • Nous n'avons pas pu relever son prix à la source le 30 juillet 2026 : nous n'en annonçons donc aucun
Repère de gamme : haut de gamme
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Si l'EQ.700 ne vous convient pas

Philips Serie 5400 LatteGo
L'autre entretien rapide

Philips Serie 5400 LatteGo

Le système LatteGo tient en 2 pièces et n'a aucun tuyau : c'est l'autre façon de régler la corvée du lait. 12 spécialités, 4 profils utilisateur, broyeur céramique.

Repère : milieu de gamme
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Jura S8
Pour le suivi d'entretien

Jura S8

Écran tactile 4,3 pouces et surtout un suivi automatique du bac, du filtre, du circuit de lait et du détartrage, relayé par une application. La machine se surveille toute seule.

Repère : haut de gamme
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Melitta Latticia One Touch
Pour le silence

Melitta Latticia One Touch

Broyeur conique en acier travaillé pour le bruit, double émulsion du lait en un appui, 1,5 L d'eau et 250 g de grains. Une autre façon de faire du lacté sans y penser.

Repère : milieu de gamme
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Le tuyau dans la brique : la vraie idée de cette machine

Sur presque toutes les machines à lait automatiques, le principe est le même : un récipient dédié — pot, carafe, réservoir — que vous remplissez de lait, que vous branchez, puis que vous videz et lavez. La machine y puise ce dont elle a besoin.

La Siemens EQ.700 supprime l'étape du milieu. Son cappuccinatore se termine par un tuyau que vous plongez directement dans la brique ou la bouteille. La machine aspire, mousse, verse. Vous ressortez le tuyau, vous refermez la brique, elle repart au réfrigérateur.

Ce n'est pas une prouesse technique — c'est une décision de conception, et elle touche le seul geste qu'on répète tous les jours. C'est exactement le genre de détail qui n'apparaît sur aucune fiche comparative et qui décide de l'usage réel d'un appareil au bout de six mois. Sur ce point, elle se distingue nettement des machines présentées sur notre page des machines automatiques, où le récipient à lait est la norme, et elle rejoint la logique d'entretien réduit qu'on trouve aussi chez Philips avec le système LatteGo, en deux pièces et sans tuyau.

Il faut être honnête sur le revers : un tuyau qui a transporté du lait doit être rincé. Le geste est plus court que laver un pot, il n'est pas nul. Nous y revenons plus bas, parce que c'est précisément là que se cache l'écart entre l'argument commercial et la réalité.

Faut-il vraiment laver un pot à lait tous les jours ?

Oui, sans exception. Le lait laisse un film gras dans le récipient et dans le circuit, et ce film tourne en quelques heures à température ambiante. Une machine à lait rincée tous les deux jours sent mauvais et transmet ce goût à la boisson suivante. C'est le seul entretien vraiment quotidien d'une machine à café.

36 litres de lait par an : le calcul que personne ne fait

Voilà ce que le tuyau vous fait gagner, chiffré. Nous partons d'hypothèses que vous pouvez ajuster à votre cuisine.

Une boisson lactée classique consomme environ 150 ml de lait. Un pot à lait, lui, se remplit rarement à la goutte près : on verse à vue, généralement autour de 250 ml, parce que personne ne dose au verre mesureur à sept heures du matin. Reste donc environ 100 ml dans le pot à la fin de la boisson.

Ce fond, deux issues possibles : il retourne dans la brique, et c'est déconseillé une fois qu'il a séjourné dans un circuit tiède ; ou il part à l'évier. Dans la seconde hypothèse, à une boisson lactée par jour :

Avec un tuyau plongé dans la brique, ce chiffre tombe à zéro. La machine prend 150 ml, elle prend 150 ml. Il n'y a pas de fond parce qu'il n'y a pas de récipient intermédiaire.

Ajoutons la part café, pour avoir le budget complet. Notre repère maison ne change pas : un espresso demande environ 7 g de café, un kilo donne donc environ 140 tasses, et prix du kilo ÷ 140 = prix de votre tasse. Soit 9 centimes avec un grain de supermarché à 12 €/kg, 18 centimes avec un grain de torréfacteur à 25 €/kg.

Une boisson lactée coûte donc, chez vous, le prix de son café plus celui de son lait : environ 9 à 18 centimes de grain, plus la valeur de 150 ml de lait — que vous obtenez en divisant le prix de votre litre par un peu moins de 7. C'est tout, et c'est très loin de ce que la même boisson coûte au comptoir d'un café.

Ce que le café coûtera sur dix ans, machine mise à part

Une machine de cet étage s'achète pour durer. Regardons donc l'horizon qui correspond à cet achat, et pas les trois ans habituels.

Deux cafés par jour pendant dix ans, cela fait environ 7 300 tasses. Avec la formule ci-dessus :

Ces montants méritent une comparaison. Dans notre catalogue, la Jura E8 se relevait à 687 € le 30 juillet 2026, pour un prix conseillé constructeur de 1 099,99 €. La De'Longhi Eletta Explore, elle, ressortait autour de 1 000 € à la même date.

Autrement dit : sur dix ans, le café que vous verserez dans cette machine coûte autant qu'une deuxième machine du même étage. Personne ne présente jamais l'achat sous cet angle, et c'est pourtant le seul qui remet le débat à sa place. Discuter cent euros d'écart entre deux machines pendant qu'on choisit son grain au hasard, c'est se tromper de décimale.

La conséquence pratique est simple. Sur une machine à ce niveau, avec six finesses de mouture, trois niveaux de température et une extraction lente, le paramètre qui fera la plus grosse différence dans votre tasse n'est aucun de ces réglages : c'est la qualité du grain que vous y mettez.

Six finesses de mouture, est-ce peu pour ce niveau de gamme ?

Oui, objectivement. Notre catalogue va de 5 crans sur une Beko d'entrée de gamme à 45 sur une Sage Oracle Touch. Six place l'EQ.700 tout en bas de cette échelle, alors qu'elle joue en haut sur le reste. C'est un choix assumé de la marque : une machine qui décide pour vous plutôt qu'une machine à régler.

Six crans : ce que ça vous interdit vraiment

Le nombre de crans ne sert pas à varier tous les matins — personne ne le fait. Il détermine l'étendue des cafés qu'une machine sait traiter correctement. Un grain très torréfié et un grain clair ne se moulent pas de la même façon, et il faut que l'un des crans tombe juste pour votre paquet.

Avec six positions, la marge est mince. En pratique, cela signifie deux choses. La première : si vous achetez toujours le même café, vous trouverez votre cran et vous n'y toucherez plus jamais — le sujet est clos. La seconde : si vous aimez changer d'origine tous les mois, vous rencontrerez des paquets que la machine extraira moins bien, sans pouvoir corriger finement.

Pour situer l'écart, la Sage Barista Touch en propose 30, soit cinq fois plus de positions sur la même plage : chaque cran y corrige une nuance, ici il corrige un cap. Et l'échelle complète des machines de notre catalogue, du plus étroit au plus large, est détaillée sur notre page consacrée à la Melitta Purista, qui joue elle aussi avec un nombre de crans réduit.

Notre lecture honnête : sur une machine dont l'argument est le confort — le lait qu'on ne manipule pas, l'écran, les recettes en un appui — six crans sont cohérents avec le projet. Ce serait un vrai défaut sur une machine vendue pour son contrôle. Ici, ce n'en est pas un ; c'est une limite qu'il faut connaître.

20 recettes, 34 avec coffeeWorld : combien en boirez-vous ?

Deux ou trois. C'est le chiffre que donnent toutes les familles à qui l'on pose la question six mois après l'achat, et il ne dépend pas de la machine.

Le catalogue de recettes fonctionne comme une carte de restaurant : sa longueur rassure au moment de choisir l'établissement, puis chacun reprend son plat habituel. Sur les 34 boissons accessibles ici, une maison en utilisera trois — un café noir, une boisson lactée, et parfois une version longue le week-end. Les 31 autres sont des lignes dans un menu.

Cela ne rend pas la fonction inutile, mais cela change la question à se poser. Elle n'est pas « combien de recettes », elle est : ma boisson habituelle est-elle dans la liste, et se lance-t-elle en un seul appui ? Si vous buvez des cappuccinos, la réponse est oui, et vingt recettes suffisaient déjà. Si vous buvez un café allongé très précis, vérifiez qu'il est programmable plutôt que de compter les lignes du catalogue.

Deux fonctions de cette liste méritent en revanche qu'on s'y arrête, parce qu'elles ne sont pas des variantes de dosage. L'extraction à froid — Cold Brew — fait passer l'eau froide lentement à travers le café : le résultat est moins amer, plus doux, et ne se rattrape pas en versant un espresso sur des glaçons. Le Slow Brew, lui, ralentit l'écoulement pour un café plus proche d'un filtre. Ce sont deux boissons distinctes, pas deux noms pour la même chose.

Ce qu'on peut ignorer sur cette machine

Le nombre de recettes pris isolément. Vingt ou trente-quatre, vous en utiliserez trois. C'est un argument de rayon, pas un critère de choix entre deux machines.

L'écran de 5 pouces. Il est confortable, et c'est tout. Un grand écran n'améliore pas l'extraction, ne change pas la mouture et ne modifie rien dans la tasse. Il rend la navigation plus agréable dans un menu que vous consulterez surtout la première semaine.

Home Connect. Piloter la machine depuis un téléphone est amusant trois jours. Le seul usage réellement utile d'une connexion sur une machine à café, c'est le suivi d'entretien — savoir quand détartrer, quand changer le filtre. Chez Jura, sur la S8, ce suivi est justement l'argument mis en avant. Ici, jugez la connexion sur ce qu'elle surveille, pas sur le fait qu'elle existe.

La formule « pas de pot à laver ». Elle est vraie sur le pot, fausse sur le laver. Le tuyau qui a transporté du lait se rince, tous les jours. Le gain est réel — il est plus petit que la phrase ne le laisse croire.

TQ705R03, TQ715R03, TP715R01 : quelle version prendre ?

Quatre références tournent autour de ce nom : TQ705R03 (Integral), TQ715R03, TP715R01 (Classic) et TP715E17. Le chiffre de 20 recettes que nous citons a été relevé sur la TQ705R03 ; nous ne l'étendons pas aux autres sans l'avoir vérifié, et vous ne devriez pas non plus.

La méthode est toujours la même sur les gammes à références multiples, et elle vous fera économiser plus qu'aucun bon de réduction : relevez la référence complète, puis comparez. Un écart de plusieurs centaines d'euros entre deux annonces qui portent le même nom commercial s'explique presque toujours par un équipement différent, pas par une promotion.

Trois points à vérifier référence par référence, avant de payer :

  1. Le nombre de recettes annoncé : c'est là que les versions se séparent le plus.
  2. La présence du cappuccinatore et de son tuyau — c'est l'argument central, il n'est pas garanti sur toute la gamme.
  3. L'extraction à froid : vérifiez qu'elle figure sur la fiche de la référence exacte, pas sur la page générale de la famille.
  4. La taille de l'écran, si le confort d'usage compte pour vous : 5 pouces sur la version que nous avons relevée.
  5. Et le prix, toujours au regard de la référence complète : deux annonces au même nom ne parlent pas forcément de la même machine.

Les questions qu'on nous pose sur l'EQ.700

Le tuyau à lait doit-il aller au réfrigérateur avec la brique ?

Non, et c'est le point à comprendre : le tuyau reste sur la machine, seule la brique retourne au froid. Vous ressortez le tuyau, vous refermez la brique, vous rangez. Le tuyau, lui, se rince — la machine propose un programme pour ça. C'est plus rapide que laver un pot, mais ce n'est pas rien, et la fréquence reste quotidienne.

Peut-on utiliser du lait végétal avec ce système ?

La question mérite un essai plutôt qu'une réponse théorique. Les laits végétaux moussent très inégalement selon leur composition : certains tiennent une mousse comparable au lait de vache, d'autres retombent aussitôt, indépendamment de la machine. Le tuyau, lui, aspire n'importe quel liquide sans distinction — c'est le comportement à la vapeur qui varie, pas l'aspiration. Achetez une petite brique avant d'en acheter six.

Pourquoi n'affichez-vous pas de prix pour cette machine ?

Parce que nous ne l'avons pas relevé nous-mêmes sur une fiche fiable le 30 juillet 2026. Recopier un chiffre vu ailleurs serait la meilleure façon de vous induire en erreur pour six mois, sur une gamme où quatre références portent presque le même nom. Les repères de gamme et les calculs de cette page, eux, sont vérifiables ligne à ligne. Quand nous relèverons le prix, il apparaîtra avec sa date.

Notre verdict

La Siemens EQ.700 est une machine de confort, et elle assume ce projet jusqu'au bout : le lait qu'on ne transvase pas, l'écran large, les recettes en un appui, l'extraction à froid sans accessoire. Sa limite est cohérente avec ce choix — six finesses de mouture, c'est une machine qui décide à votre place.

Notre conseil tient en une phrase : si vous buvez une boisson lactée tous les jours et que la corvée du pot est ce qui vous retient, c'est l'une des rares machines à régler ce problème par la conception ; si vous buvez du café noir et que vous aimez ajuster votre mouture, votre argent sera mieux placé sur une machine à broyeur plus réglable.

Et gardez en tête le chiffre de cette page : sur dix ans, le grain que vous verserez dedans vous coûtera autant que la machine. Choisissez-le avec au moins autant d'attention.

💡 Le test à faire avant de payer pour le tuyau — pendant une semaine, notez chaque fois que vous renoncez à un cappuccino uniquement parce qu'il faudra laver le pot. Si le compte dépasse deux ou trois, le système vous servira tous les jours. S'il reste à zéro, ce n'est pas votre critère et l'argent est mieux placé sur le broyeur.

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